En collaboration avec le laboratoire LUX (Observatoire de Paris), nous développons des détecteurs MKIDs (Microwave Kinetic Inductance Detectors) basés sur des condensateurs parallèles, optimisés pour les longueurs d'onde du visible et du proche infrarouge. Contrairement aux condensateurs interdigités traditionnels, cette architecture permet d’obtenir une capacité plus élevée dans un encombrement réduit, ce qui diminue significativement la taille des pixels tout en maintenant la fréquence de résonance souhaitée. Nos résultats préliminaires sont très encourageants. Le choix des matériaux, en particulier du diélectrique séparant les électrodes, est critique pour minimiser les pertes. Nous avons atteint des facteurs de qualité intrinsèques (Qi) dépassant 10⁵, correspondant à des pertes diélectriques extrêmement faibles (~3,5 × 10⁻⁶). Cependant, la densité spectrale de bruit actuelle (100 Hz/√Hz dans la bande 0-10 Hz) ne permet pas encore le comptage de photons, essentiel pour des applications astronomiques telles que l’observation des galaxies lointaines. Nous étudions donc différentes approches pour réduire le bruit et permettre un fonctionnement en single photo mode.